Normaliser la radicalisation

Dans la panique sécuritaire qui a suivi les attentats de janvier, certains choix iconographiques interrogent. Outre le clip de sensibilisation adressé aux jeunes, le gouvernement a choisi de lutter contre la radicalisation à travers un panneau d’avertissement à destination des proches, composé dans le langage normalisateur de la signalétique. Comme…

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Les images “iconiques” du 11 janvier, un monument involontaire?

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Quoi de plus normal: à séquence historique, l’iconographie correspondante. Mais est-ce bien comme ça que ça se passe? Comment se construit l’historicité d’une image? Pour le vérifier, chercher la réponse dans les photos ne suffit pas. C’est en changeant légèrement d’angle, et en prenant le commentaire pour objet, que l’on…

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Le selfie, pathologie et emblème de la photographie connectée

Intervention dans le cadre de “Photography (today)”, Paris Photo, Grand Palais, 14 novembre 2014 (38 mn).

Le terme “selfie” correspond à un processus d’identification tardif d’un groupe de pratiques photo ou vidéo réflexives, lié à l’émergence d’une esthétique de la subjectivité. Cette communication montre que le déclencheur du phénomène est une controverse médiatique, qui s’apparente à une panique morale. La dénonciation en 2013 du caractère narcissique de l’autoreprésentation ou de l’irrespect des valeurs et des normes présente le selfie comme une subculture. Cette condamnation entraîne une réponse d’adhésion à un geste désormais identifié comme une signature impertinente et progressiste. Vecteur de sa promotion, la controverse consacre le selfie comme une forme culturelle à part entière, et l’impose comme la pratique photographique la plus représentative de l’expression visuelle contemporaine.

MàJ: Version rédigée: “La consécration du selfie. Une histoire culturelle”, 28/04/2015.

Que la connexion est triste (photographiée en noir et blanc)

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La série « La mort de la conversation » par le photographe londonien Babycakes Romero rencontre un succès taillé sur mesure par la mode déconnexionniste. « Avant l’invention des téléphones mobiles, les gens n’avaient pas d’autre choix que d’interagir. Ce n’est plus nécessaire maintenant que nous pouvons tous prétendre que nous faisons quelque chose…

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