Les clés de la déconnexion

Je découvre (via le signalement d’Olivier Ertzscheid) le clip déconnexionniste de Prince Rea. Dans ma jeunesse, les chanteurs engagés protestaient contre la guerre ou la misère. Aujourd’hui, c’est contre le téléphone portable. Ce qui frappe dans ce slam qui reprend l’essentiel des motifs de la “digital detox” (« so many selfies,…

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Le selfie, pathologie et emblème de la photographie connectée

Intervention dans le cadre de “Photography (today)”, Paris Photo, Grand Palais, 14 novembre 2014 (38 mn).

Le terme “selfie” correspond à un processus d’identification tardif d’un groupe de pratiques photo ou vidéo réflexives, lié à l’émergence d’une esthétique de la subjectivité. Cette communication montre que le déclencheur du phénomène est une controverse médiatique, qui s’apparente à une panique morale. La dénonciation en 2013 du caractère narcissique de l’autoreprésentation ou de l’irrespect des valeurs et des normes présente le selfie comme une subculture. Cette condamnation entraîne une réponse d’adhésion à un geste désormais identifié comme une signature impertinente et progressiste. Vecteur de sa promotion, la controverse consacre le selfie comme une forme culturelle à part entière, et l’impose comme la pratique photographique la plus représentative de l’expression visuelle contemporaine.

MàJ: Version rédigée: “La consécration du selfie. Une histoire culturelle”, 28/04/2015.

Quand l’art se dégonfle

Si la controverse scientifique a pour objet d’aboutir à un consensus sur un résultat, on peut considérer le scandale comme une polémique stérile, où chacun campe sur ses positions. Le cas récent du sex-toy géant de Paul McCarthy, exposé deux jours place Vendôme avant d’être dégonflé par des assaillants anonymes,…

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