Sujets de validation des séminaires 2016

Sujets au choix. Devoirs de 5-6 pages, à remettre les 19 et 26 mai (pdf acceptés).

Les usages ordinaires des images

  1. Analysez et discutez cette citation d’Umberto Eco: «Monte-Cristo était le surhomme adéquat pour un monde où chacun voulait être Napoléon […]. Dans une société où l’idiot du village est devenu l’idéal collectif, l’homme absolument commun tel que Columbo où Derrick assume des proportions cosmiques» (De Superman au surhomme, Paris, Grasset, 1993, p. 245).
  2. Elaborez une discussion à partir de la citation, en appuyant votre propos sur une documentation visuelle.
    «Exiger d’une femme qu’elle sourie ne constitue rien d’autre qu’exiger d’elle qu’elle se conforme à une vision fantasmée de la façon dont les femmes devraient se comporter dans l’espace public. En réclamant un sourire, dont la symbolique renvoie à l’idée que la femme doit ainsi se montrer heureuse, jouisseuse, disponible, cela n’a rien de très différent avec le fait de décider de la façon dont une femme doit se vêtir, se maquiller, se coiffer, se déplacer» (Nadia Daam, «Pourquoi les femmes sont-elles toujours obligées de sourire?», Slate, 20 avril 2016).

Initiation à l’étude de la culture visuelle

  1. Analysez et discutez cette citation de Loïc Artiaga et Matthieu Letourneux: «Pour que Fantômas joue pleinement ce rôle de “mythe populaire”, il a fallu que de série romanesque, il devienne série médiatique déclinée sur des supports différents, que le cinéma exhibe cet être au visage problématique et que l’image décline, dans le langage visuel et cinétique, un être qui n’avait jusqu’alors qu’une existence verbale» (Fantômas! Biographie d’un criminel imaginaire, Paris, Les Prairies ordinaires, 2013, p. 66).
  2. Elaborez une discussion à partir de la citation, en appuyant votre propos sur une documentation visuelle.
    «L’artiste voulait représenter la beauté la plus grande compatible avec la douleur physique. Celle-ci, dans toute sa violence déformatrice, ne pouvait s’allier avec celle-là. L’artiste était donc obligé de l’amoindrir, de modérer le cri en gémissement, non parce que le cri indique une âme basse, mais parce qu’il donne au visage un aspect repoussant. Imaginez Laoocon la bouche béante et jugez. Faites le crier et vous verrez. C’était une image qui inspirait la compassion parce qu’elle incarnait simultanément la beauté et la douleur: maintenant, c’est une image hideuse, monstrueuse, dont on voudrait détourner son regard» (Lessing, Laocoon [1766], Paris, Hermann, 1990, p. 51).

Comptes rendus des séminaires 2015-2016.

Les commentaires sont clos.