Facebook : pas de panique

La panique du pillage de données qui a marqué l’année 2013 est-elle en train de s’apaiser? Contrairement aux épisodes précédents, la dernière annonce de modification des conditions d’utilisation de Facebook n’a pas suscité l’habituelle explosion de déclarations solennelles en jargon pseudo-juridique, mais a été accueillie par une floraison d’énoncés parodiques,…

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Les clés de la déconnexion

Je découvre (via le signalement d’Olivier Ertzscheid) le clip déconnexionniste de Prince Rea. Dans ma jeunesse, les chanteurs engagés protestaient contre la guerre ou la misère. Aujourd’hui, c’est contre le téléphone portable. Ce qui frappe dans ce slam qui reprend l’essentiel des motifs de la “digital detox” (« so many selfies,…

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Le selfie, pathologie et emblème de la photographie connectée

Intervention dans le cadre de “Photography (today)”, Paris Photo, Grand Palais, 14 novembre 2014 (38 mn).

Le terme “selfie” correspond à un processus d’identification tardif d’un groupe de pratiques photo ou vidéo réflexives, lié à l’émergence d’une esthétique de la subjectivité. Cette communication montre que le déclencheur du phénomène est une controverse médiatique, qui s’apparente à une panique morale. La dénonciation en 2013 du caractère narcissique de l’autoreprésentation ou de l’irrespect des valeurs et des normes présente le selfie comme une subculture. Cette condamnation entraîne une réponse d’adhésion à un geste désormais identifié comme une signature impertinente et progressiste. Vecteur de sa promotion, la controverse consacre le selfie comme une forme culturelle à part entière, et l’impose comme la pratique photographique la plus représentative de l’expression visuelle contemporaine.

MàJ: Version rédigée: “La consécration du selfie. Une histoire culturelle”, 28/04/2015.

Données éphémères, un trou de mémoire?

Depuis le succès de Snapchat (application de messagerie mobile qui propose l’effacement de la photo quelques secondes après sa consultation), l’expression de « données éphémères » (ephemeral data) a conquis les études spécialisées anglophones, dans un storytelling réglé qui les oppose aux anciens médias sociaux, et annonce un tournant des pratiques conversationnelles,…

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